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Le programme Erasmus va être en partie financé par des prêts étudiants 23 juin 2013

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 19 h 09 min

LE MONDE Isabelle Rey-Lefebvre21.06.2013 à 09:08
Tandis que le Conseil européen, sous présidence irlandaise, met la dernière main à son budget 2014-2020, les négociations achoppent sur un point mineur en apparence, mais symbolique : la création de prêts garantis par l’Europe pour financer les séjours d’étudiants à l’étranger. Certains craignent que de tels prêts menacent le système des bourses Erasmus, devenu un emblème de l’Europe universitaire.

Le programme permet chaque année à 230 000 jeunes de passer, grâce à de modestes bourses d’appoint, quelques mois dans l’un des 33 pays adhérents (les 27 Etats de l’Union européenne, la Suisse, la Norvège, l’Islande, le Lichtenstein, la Croatie et la Turquie).

Pour parvenir, d’ici à 2020, à l’objectif de 20 % d’étudiants voyageurs, contre 1,5 % aujourd’hui, l’Europe va modifier son système de financement. Et privilégier, face à l’assèchement des finances publiques, un système de prêts garantis. Le dispositif s’adresserait aux étudiants en master, qui pourraient emprunter jusqu’à 12 000 euros pour un an et 18 000 euros pour deux ans.

Le principe du prêt est acquis. Tout le débat porte sur l’ampleur du fonds de garantie, nécessairement prélevé sur des budgets existants : « Il existe un risque réel de voir ce mécanisme remplacer les systèmes de bourses dans certains Etats, comme en France, ou de déstabiliser des systèmes de garantie efficaces déjà mis en place dans d’autres, comme au Danemark ou en Finlande », alerte un groupe de députés européens socialistes et écologistes.

MINORITÉ DE BLOCAGE

La France, par la voix de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, entend limiter au maximum le recours aux prêts. Paris cantonnerait le dispositif à une expérimentation évaluée à mi-parcours, en 2017, et souhaite que le système n’entame pas de plus de 2 % l’enveloppe consacrée à Erasmus. Les Etats plus enthousiastes souhaitent aller jusqu’à 4,6 %.

Mercredi 19 juin, une position majoritaire a été dégagée en faveur d’un taux de 3,5 %, lors de négociations préalables au vote en conseil des ministres européens, prévu le 26 juin. Une minorité de blocage, animée par la France et des pays d’Europe du Nord, continue toutefois de s’y opposer.

Pour ces gouvernements, endetter les étudiants est néfaste à la démocratisation de l’enseignement supérieur. Erasmus est en outre, depuis sa création en 1987, un enjeu de la construction européenne : le programme fonctionne et fait aimer l’Europe. D’autres pays, en Asie notamment, veulent d’ailleurs s’en inspirer.

Le système ne profite pourtant aujourd’hui qu’à 1,5 % des étudiants d’Europe, en raison notamment de la modestie des bourses. Pour les 33 000 jeunes français qui en bénéficient, une bourse s’élève à 165 euros par mois pour un étudiant, 349 euros pour un stagiaire. Les universités, les Crous, les collectivités locales, mais surtout les familles complètent souvent ce budget. « La démocratisation de la mobilité européenne passe d’abord par une augmentation du montant unitaire des aides, pour encourager les jeunes issus des familles modestes à en bénéficier, rappelait Geneviève Fioraso, en novembre dernier, devant la commissaire européenne pour l’éducation, Androulla Vassiliou, et la solution des prêts n’est qu’un palliatif, insatisfaisant au plan démocratique. »

DISTRIBUTION CENTRALISÉE

Démocratiser Erasmus implique de trouver de nouveaux financements, d’autant plus que le budget européen va baisser dans les années à venir. Fin 2012, Alain Lamassoure, député européen (UMP-PPE), tirait la sonnette d’alarme sur le financement des bourses Erasmus, auquel manquaient 6 milliards d’euros pour boucler l’année 2012-2013, contraignant les Etats membres à avancer l’argent.

Tandis qu’Erasmus devrait concerner 5 millions de personnes entre 2014 et 2020, l’Union européenne envisage d’accorder 330 000 de ces nouveaux prêts, et d’y consacrer, en sept ans, 881 millions d’euros. Bruxelles s’occupera de leur distribution de manière centralisée, par l’intermédiaire d’un organisme financier choisi sur appel d’offres. Ils seront accordés sans caution parentale, à des taux inférieurs à ceux du marché, et remboursables après le retour au pays et un délai de carence d’un ou deux ans.

L’autre piste d’économie possible, pour la Commission, est la baisse de 30 % des frais de gestion grâce à la simplification du dispositif.

 

 

Avons-nous bien conscience de la révolution robotique en cours ? 22 juin 2013

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 16 h 10 min

Confronté au vieillissement inexorable de sa population et à une pénurie de main-d’œuvre croissante, le Japon est en train de basculer dans l’ère de la robotique polyvalente.

En 2012, il n’y a eu qu’un million de naissances au Japon, pour 1,2 million de décès et selon les prévisions du gouvernement, la population du Japon devrait descendre à 87 millions d’habitants en 2060, contre 128 millions aujourd’hui. .

La population japonaise est la plus âgée du monde. 23 % des Japonais ont plus de 65 ans (29 millions d’habitants) et cette proportion devrait monter à 42 % en 2060. A cet horizon, le Japon comptera plus de 9 millions d’octogénaires et au moins 300 000 centenaires, contre 45 000 aujourd’hui.

La population active de l’archipel suivra ce déclin démographique et devrait passer de 66 à 40 millions de personnes d’ici 2060 !

Quant au ratio de dépendance, il sera à cette échéance de 2060 d’une personne à charge pour un travailleur et devrait être dès 2025 de deux personnes à charge pour trois travailleurs.

Dans un tel contexte démographique, on comprend mieux que le Japon mise sur l’emploi généralisé des robots dans tous les secteurs d’activités économiques et sociaux.

L’industriel nippon Glory, spécialisé dans le traitement de la monnaie, a fait depuis trois ans le pari de la robotique intelligente dans une de ses usines. Avec l’aide de Kawada Industries, Glory a conçu un nouveau type de robot polyvalent, baptisé NextAge. En 2010, il n’y avait qu’un seul robot androïde dans les ateliers de Glory mais à présent cette usine en compte treize.

Contrairement aux robots de la génération précédente, NextAge a été conçu pour s’intégrer dans un environnement humain.

Ces robots sont capables d’effectuer une douzaine de tâches différentes et savent également choisir les outils spécifiques correspondant au travail à accomplir. Lorsqu’il a terminé l’assemblage de sa pièce, le robot la transmet à son voisin puis, comme le ferait un ouvrier humain, il remet de l’ordre sur son poste de travail et range les composants et les pièces dont il se sert.

Selon le directeur de cette usine-pilote, Katsuhiko Maruo, ces robots peuvent déjà atteindre 80 % de la productivité d’un travailleur humain.

L’industriel japonais précise que chaque robot représente un investissement de 60 000 €, ce qui correspond au montant d’un an de salaire et de charges sociales d’un ouvrier.

Compte tenu du cadre fiscal japonais qui favorise les amortissements rapides dans le domaine de la robotique, Glory compte rentabiliser l’ensemble de ses robots en à peine deux ans. Ensuite, comme le souligne non sans fierté le directeur de l’usine, « Chacun de nos robots ne nous coûtera, hors frais de maintenance, qu’une quinzaine d’euros d’électricité par mois et surtout nos androïdes pourront travailler 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ».

Néanmoins, cet industriel, qui connaît une forte croissance de son activité et de ses bénéfices, n’a pas réduit le nombre de ses employés – 320 à ce jour- car il considère que les ouvriers humains et les ouvriers robots sont complémentaires et que cette coopération améliore à la fois la productivité pour l’usine, la qualité des produits fabriqués et l’intérêt du travail pour les salariés

Mais au Japon, les robots n’envahissent pas seulement les usines, ils sont également de plus en plus présents dans l’immense secteur économique et social des services à la personne et notamment dans les établissements de santé.

Dernier exemple en date, le robot d’assistance médicale Riba. Ce robot-infirmier, dont la première version a été dévoilée en 2009, est le fruit d’une coopération entre le groupe Tokai Ruber et l’Institut de recherche public sur la santé.

Depuis cinq ans, ce robot n’a cessé d’être amélioré et il peut à présent soulever sans difficulté des malades pesant 80 kg.

Cet infirmier d’un nouveau genre fera son entrée dans les établissements de retraite japonais à partir de 2015 et devrait permettre de pallier en partie la pénurie croissante de personnel qualifié. Il manque en effet 700 000 aides-soignants et infirmiers au Japon et dans 10 ans, c’est plus d’un million et demi d’agents et d’employés qui feront défaut au système de santé japonais.

Bien conscient de ce déclin démographique et du vieillissement accéléré de sa population, le gouvernement nippon est bien décidé à faire de la robotique d’assistance médicale un des nouveaux moteurs de sa croissance industrielle économique.

Le gouvernement japonais veut à la fois conforter la suprématie mondiale du Japon dans le domaine de la robotique avancée et répondre aux besoins médico-sociaux de sa population vieillissante. La recherche publique japonaise va donc continuer à investir massivement dans la robotique de services à la personne.

Mais le Japon ne doit pas seulement faire diminuer rapidement le prix unitaire de ces robots polyvalents nouvelle génération, condition indispensable à leur large diffusion dans la population, il veut également que ce type de robot soit entièrement pris en charge par le système de protection sociale japonais, afin d’inciter tous les acteurs du système de santé, médecins, hôpitaux, cliniques, maisons de retraite, à s’équiper massivement de ces nouveaux « auxiliaires » robotiques.

D’ici une vingtaine d’années, le marché de ces robots d’assistance médicale pourrait dépasser les 3 milliards d’euros selon le gouvernement japonais et les géants industriels nippons, forts de leur avance technologique, pourront alors s’imposer chez leurs voisins asiatiques touchés, eux aussi, par le vieillissement démographique, à commencer par la Chine.

Aux Etats-Unis, les robots d’assistance médicale font également une entrée remarquée dans les hôpitaux : En Californie, plusieurs établissements de santé viennent ainsi de se doter d’un nouveau type d’employé cybernétique, le robot RP-VITA. (Assistant télémédical autonome en présence virtuelle télécommandée)

Ce robot humanoïde est muni d’un écran et doté de capteurs et de caméras qui lui permettent de se déplacer de façon autonome dans l’hôpital. Il peut également assurer une fonction très utile de dialogue et d’interface entre les patients et le médecin ou entre le médecin et le personnel soignant (CNET).

Les robots font également leur apparition dans des domaines d’activité plus inattendus. En France, un pharmacien, Pierre Chiarelli et un ingénieur, Jean-Noël Sallembien, ont mis au point, après plusieurs années de travail, le premier comptoir pharmaceutique robotisé du monde.

Baptisé Sellen, ce système robotique très innovant, qui équipe déjà une dizaine de pharmacies en France, peut non seulement reconnaître, trier, classer et ranger les différentes boîtes de médicaments mais il effectue toutes ces tâches plus rapidement et avec un plus faible taux d’erreur que le pharmacien humain. Ainsi libéré, le pharmacien peut consacrer plus de temps à son travail de conseil auprès des clients.

Les robots peuvent aussi être utilisés pour améliorer la prise en charge de pathologies psychiatriques lourdes.

Aux États-Unis par exemple, des chercheurs de l’Université de Vanderbilt (Tennessee) ont développé en coopération avec la firme française Aldebaran Robotic, un petit robot humanoïde baptisé NAO qui est destiné à aider les enfants autistes à améliorer leur communication et leurs relations sociales. .

NAO a été spécialement conçu pour pouvoir manifester toute une gamme de sentiments et d’émotions et permettre aux enfants autistes de sortir de leur isolement affectif et émotionnel.

Expérimenté pendant plusieurs mois dans une école maternelle anglaise, NAO semble avoir séduit les enfants et a permis de réelles innovations pédagogiques ainsi qu’une meilleure prise en charge des enfants autistes. Mais un robot comme NAO pourrait également avoir de multiples applications dans différents domaines et notamment dans l’aide aux personnes âgées.

Déjà, ce petit robot humanoïde autonome programmable de 57 cm de haut, doté de deux caméras, de quatre microphones, d’un système de communication et d’une multitude de capteurs, est présent dans plus de 200 établissements d’enseignement à travers le monde.

NAO, en raison de sa polyvalence et de sa souplesse de programmation, est d’ailleurs devenu le robot humanoïde le plus vendu au monde.

Autre exemple du développement de la robotique en France, la jeune société Cybedroïd, implantée à Limoges, qui a conçu Ariell, un robot humanoïde de 1,40 m de hauteur.

Ce robot, qui en est encore au stade de prototype, est clairement destiné à un large usage familial. Polyvalent, Ariell est doté d’un système de reconnaissance vocale et pourrait devenir un « employé de maison » indispensable dans les années à venir.

Il peut en effet effectuer de nombreuses tâches : raconter des histoires aux enfants, surveiller la maison ou encore s’occuper des personnes en perte d’autonomie.

Dans ce foisonnement d’innovations robotiques, il faut également évoquer « The Robot Studio », qui a conçu un surprenant robot reproduisant avec une fidélité époustouflante la mécanique et les articulations du corps humain. La conception de cet androïde s’est effectuée dans le cadre du programme de recherche européen Eccerobot qui devrait permettre des avancées décisives dans « l’humanisation « des déplacements et de la gestuelle des robots.

L’un des grands enjeux technologiques actuels de la robotique est de conférer aux robots une meilleure capacité de reconnaissance et de compréhension des objets dans leur contexte afin qu’ils puissent adapter leur comportement et leurs actions de la manière la plus judicieuse, en fonction des objets rencontrés.

Aux États-Unis, des chercheurs de l’Université Carnegie Mellon sont parvenus, dans le cadre d’un projet de recherche baptisé Lifelong Robotic Object Discovery (LROD), à faire reconnaître et identifier par un robot plus d’une centaine d’objets différents, grâce à une combinaison logicielle plus intelligente de plusieurs types de caméras et de capteurs.

Dans cette approche interactive, les scientifiques ont doté le robot HERB (Home-Exploring Robot Butler) d’un nouveau type de programme qui lui permet de découvrir de sa propre initiative les différents types d’objets qui constituent son environnement.

Les performances de ce robot HERB ont d’ailleurs dépassé les espérances des chercheurs quand ceux-ci se sont aperçus que ce robot avait pris seule la décision de numériser, à l’aide de son scanner 3D, un sac contenant des restes alimentaires qui avaient été oubliés dans les laboratoires. Ils ont également constaté que le robot, poursuivant sa démarche heuristique, avait ensuite élaboré l’enchaînement de mouvements qui lui semblait le plus efficace pour ramasser ce sac !

Les enjeux de ces recherches sont capitaux car demain, les robots familiaux et domestiques qui nous assisteront dans nos tâches quotidiennes devront être capables d’identifier et de manipuler très rapidement et de manière autonome, pour des raisons de sécurité évidentes (même s’ils disposeront d’un système d’aide à l’identification en ligne grâce à l’Internet des objets), des centaines de types d’objets différents.

Cette nouvelle génération de robots autonomes, polyvalents et plus intelligents est également en train de conquérir les usines. Aux États-Unis, la firme Rething Robotics, installée à Boston, s’apprête à mettre sur le marché son robot Baxter qui constitue un véritable saut en matière d’intelligence artificielle.

Contrairement à ses congénères, Baxter peut être opérationnel sans qu’il y ait besoin d’effectuer une programmation complexe de son travail. Il suffit en effet que son « tuteur » humain indique à Baxter, grâce à une interface graphique, les tâches et les gestes que celui-ci doit effectuer !

Ce robot, qui coûte environ 18 000 € dans sa version de base, est équipé de plusieurs caméras et de deux bras possédant 7 degrés de liberté.

Ce type de robot, d’un usage simple et intuitif, devrait rapidement s’imposer dans les usines et pourrait permettre aux économies développées, en association avec d’autres innovations technologiques comme les imprimantes 3D dont nous avons récemment parlé, de retrouver un avantage compétitif décisif et inciter les industriels à relocaliser une grande partie de leurs productions sur leur territoire.

Il est d’ailleurs frappant que, dans sa dernière grande étude prospective intitulée « Les technologies de rupture qui vont transformer la vie et l’économie » (McKinsey), le cabinet Mc Kinsey place la robotique avancée (derrière l’Internet mobile, l’automatisation de la connaissance, l’Internet des objets et les réseaux en nuage), en cinquième position des 12 technologies qui vont transformer nos sociétés et nos économies à l’horizon 2025.

Le marché mondial de la robotique qui était d’environ 11 milliards de dollars en 2005 devrait atteindre les 30 milliards de dollars en 2015 et les 65 milliards de dollars à l’horizon 2025, selon la Japan Robotics Association.

La Fédération Internationale de la Robotique estime pour sa part que la seule robotique de services et de loisirs pourrait représenter un marché mondial de plus de 100 milliards de dollars en 2020, contre 20 milliards en 2012.

Mais la robotique est également en train de pénétrer des secteurs beaucoup plus traditionnels, comme l’agriculture qui cherche de nouveaux outils innovants pour améliorer sa productivité.

Aux États-Unis, un entomologiste, David Dorhout, a développé un nouveau type de robot autonome destiné à améliorer le rendement des terres agricoles, un impératif si l’on veut parvenir à augmenter de 70 % la production agricole d’ici 2050 pour nourrir la population mondiale. Ce scientifique a conçu un étonnant réseau de robots, baptisé Prospero. Comme les insectes, ces machines agissent toujours en coopération et communiquent entre elles en permanence sur différents modes.

Elles sont également dotées d’une certaine capacité d’autonomie, ce qui donne à l’ensemble du système une grande souplesse et une grande efficacité. Ces robots semeurs savent analyser la nature et la composition du sol avant de planter leurs graines et savent également calculer, en intégrant en temps réel un grand nombre de paramètres environnementaux et physiques, la quantité de semences à planter sur une surface agricole donnée.

David Dorhout ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin et travaille à présent sur un autre type de robot destiné à entretenir et récolter les cultures. À terme, ce chercheur visionnaire est persuadé que l’assistance robotique s’imposera à l’ensemble de la chaîne de production agricole, ce qui n’enlèvera rien, bien au contraire, à l’intérêt du métier d’agriculteur qui devra définir une stratégie de production et coordonner ces différents outils technologiques.

On le voit, d’ici 10 ans, tous les secteurs d’activités économiques, production industrielle, agriculture, éducation, santé, services variés, seront massivement impactés par l’arrivée de nombreux robots de nouvelle génération qui, sans être « intelligents », n’en seront pas moins remarquablement polyvalents, souples, autonomes et évolutifs.

L’étude récente de Mc Kinsey sur les 12 technologies de rupture, étude que je viens de citer il y a quelques instants, estime d’ailleurs que le potentiel économique de la « robotique avancée » se situera dans une fourchette allant de 1 700 à 4 500 milliards de dollars à l’horizon 2025, et représentera alors un moteur de création de valeur et de richesse aussi important que ceux des biotechnologies et de l’énergie réunis ! (Business Insider)

Quant à la question de savoir si les robots ne deviendront pas un jour aussi intelligents que l’homme, elle reste ouverte et dépend largement de la conception que nous nous faisons de l’intelligence.

Si nous admettons une définition « utilitariste » de l’intelligence, définie comme un ensemble d’aptitudes logiques permettant d’agir de manière heuristique dans un environnement complexe et non prévisible, alors nous pouvons effectivement considérer, comme le futurologue américain Ray Kurzweil, que les robots pourraient devenir intelligents dès 2035, en extrapolant la courbe de miniaturisation des puces électroniques et celle de l’augmentation de la puissance informatique « embarquée » dont disposeront les robots dans 20 ans.

Mais si nous considérons, comme un grand nombre de philosophes mais également de cogniticiens, que l’intelligence humaine est inséparable de la conscience réflexive et de la dimension émotionnelle et affective qui nous habitent, il y a peu de risques ou, peu de chances que les robots puissent devenir réellement intelligents avant longtemps.

Il n’en reste pas moins vrai que le développement rapide de cette « robotique avancée » au cours des prochaines années va poser des questions politiques et éthiques au moins aussi importantes que celles soulevées par les avancées des sciences de la vie.

On assiste d’ailleurs déjà aux États-Unis à un débat, dans les cercles intellectuels et juridiques, dont l’objet est de savoir s’il convient d’accorder certains « droits » aux robots et qui vise également à déterminer le niveau de « responsabilité » juridique personnelle de ces androïdes en cas de dysfonctionnement ou de dommages causés à l’être humain. Nous devrions également en Europe et en France commencer à réfléchir sérieusement sur ces questions.

 

 

ÉTATS-UNIS FOURMIS HIGH-TECH 21 mai 2013

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 20 h 52 min

Des fourmis dévoreuses de matériel électronique s’apprête- raient à envahir le sud des Etats-Unis. Une récente étude de l’université d’Aus- tin, au Texas, appelle ainsi les habitants de plusieurs Etats du Sud-Est des Etats- Unis à protéger ordinateurs et tablettes de ces minuscules prédatrices. Décou- vertes en 2002 et originaires d’Argen- tine, elles s’inviteraient dans les mai- sons à la recherche de composants électroniques, pour y construire des nids. Selon Edward LeBrun, auteur du rapport, lorsque l’une d’elle reçoit une décharge électrique, elle émet un signal en direction des autres, qui rappliquent alors en plus grand nombre.

 

 

SCANDALE EN ALLEMAGNE L’EX-RDA, TERRE DE COBAYES ? 13 mai 2013

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 11 h 36 min

Un scandale secoue l’Alle- magne. L’hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé hier que plus de 50 000 personnes de l’ex-Allemagne de l’Est (RDA) communiste ont servi de cobayes pour les groupes pharmaceutiques occi- dentaux, la plupart du temps à leur insu. Et au moins quatre d’entre elles l’ont payé de leur vie, selon les informations recueillies par le journal, qui a pu consul- ter des documents inédits du ministère est-allemand de la Santé, ainsi que de l’Institut allemand des médicaments. Plus de 600 études ont été menées par les groupes pharmaceutiques dans une cinquantaine de cliniques, jusqu’à la chute du mur de Berlin, en 1989. Les laboratoires pouvaient payer jusqu’à 400 000 euros aux autorités est-alle- mandes pour procéder à leurs essais.
Rats de laboratoire malgré eux
La plupart du temps, les cobayes n’étaient pas en âge ou en capacité de pouvoir donner leur consentement à ces tests. Trente grands prématurés ont ainsi reçu de l’EPO à la demande d’un groupe pharmaceutique ouest-al- lemand, tandis que des alcooliques en pleine crise de delirium tremens se sont vu administrer un médicament qui améliore la circulation sanguine cérébrale.
Pour leur défense, les entreprises concernées ont souligné que les faits remontaient à une longue période. La fédération des chercheurs des indus- tries pharmaceutiques a estimé de son côté qu’il n’y avait «pour le moment aucune raison de suspecter que quoi que ce soit ait été irrégulier».

 

 

LES JEUX VIDÉO RETARDERAIENT LE VIEILLISSEMENT MENTAL LES SENIORS SONT AUX MANETTES 3 mai 2013

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 21 h 15 min

Longtemps considérés comme mauvais pour les enfants, les jeux vidéo pourraient devenir bons pour la santé… des seniors. Jouer occasionnellement passé 50 ans permettrait de ralentir le vieillissement du cerveau, d’après une étude publiée cette semaine par l’université de l’Iowa, dans le centre des Etats-Unis. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs américains ont observé, pendant un an, une centaine de seniors qui ont joué une dizaine d’heures à un jeu vidéo de réflexes. Au terme de l’expérimentation, ces derniers ont montré une amélioration de 70 % de leurs facultés mentales, comme la mémoire et la rapidité de raisonnement. En moyenne, les scientifiques estiment que les personnes testées ont gagné au moins trois ans de bonne santé mentale, autrement dit qu’elles ont retardé leur déclin cognitif dû au vieillissement. Une piste contre Alzheimer ?
Cette étude n’est pas la première du genre mettant en lumière les bienfaits potentiels des jeux vidéo pour les seniors. Selon une étude américaine, les jeux vidéo retarderaient le déclin mental des seniors, notamment de stratégie, stimulant la mémoire à court terme. Ces effets sur le cerveau intéressent d’ailleurs les chercheurs de l’Imperial Col- lege de Londres, qui étudient actuellement cette piste pour retarder la maladie d’Alzheimer, dont la perte de mémoire et les troubles cognitifs sont les principaux symptômes. Un jeu vidéo consistant à capturer des petits monstres en installant des pièges est en cours de développement au Royaume- Uni, mais un test doit encore être réalisé afin d’avérer son efficacité pour traiter la maladie. En attendant, tous ces travaux universitaires font le bonheur des éditeurs de jeux, dont les «serious games» (jeux sérieux) d’entraînement cérébral s’écoulent à plusieurs millions d’exemplaires.

 

 

Le body est de retour 19 janvier 2013

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 16 h 39 min

Que faut-il acheter en matière de dessous pour être à la mode en 2013 ? Le Salon International de la lingerie qui s’ouvre le 19 janvier au Parc des Expositions de la Porte de Versailles (Paris), présentera les grandes tendances de l’automne/hiver 2013-2014. Outre les bustiers, les soutiens-gorge moulés et les culottes gainantes, la star des dessous cette année sera le body. Crée dans les années 1970 et a son apogée dans les années 1980, il sera « la pièce reine » d’après Jacques Daumal, créateur de la marque Lise Charmel. « Cela fait plusieurs années que les femmes achètent des culottes hautes et ses soutiens-gorge maintien pour sculpter la silhouette, explique t-il. La mode du body est dans la continuité : il allonge et affine ». Lise Charmel, élu créateur de l’année 2013 pour cette édition du Salon international de la lingerie, a d’ailleurs choisi de les décliner en matière légèrement gainante, en plus de la traditionnelle dentelle.

Des dessous intemporels. Si tous les créateurs proposent des bodies, ils se retrouvent également sur la notion d’intemporalite. « Les femmes ont envié de dessous purs, simples, élégants. La tendance est a la sobriété, mais pas a l’austérité », nuance Jacques Daumal. Ce qui devrait laisser une grande place aux motifs géométriques et graphiques. En ce qui concerne les coloris, le rose saumon, l’argent métallisé, le vert émeraude, le bleu saphir ou le marron seront à l’honneur. Reste a savoir si cette année, les femmes dépenseront autant d’argent pour leurs dessous qu’en 2012, a savoir 97 €, selon les organisateurs du Salon de la lingerie.

 

 

Dons d’organes : appel lance à Paris 4 décembre 2012

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 21 h 11 min

Le don d’organe ne fait pas l’unanimité chez les parisiens. Afin de changer cet état de fait, la mairie de Paris et le conseil régional lancent aujourd’hui une campagne de proximité sur ces prelevements qui sauvent des vies. Jusqu’au 10 mai, une dizaine de bénévoles vont sillonner les rues afin d’informer les passants et les inciter à indiquer leur position personnelle à leurs proches. L’an dernier en Ile de France, 1 5000 greffes d’organes ont été réalisées alors que près de 5 600 malades sont mis sur liste d’attente.

 

 

Le S.M.S (short message service) 2 décembre 2012

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 20 h 09 min

PARIS (AFP) – Vingt ans après leur lancement, les SMS, ces messages écrits envoyés de portable à portable, sont toujours un des modes de communication favoris dans le monde grâce à leur simplicité d’usage, mais commencent à perdre du terrain face aux nouvelles applications plus élaborées.

Introduit par la norme GSM, ou 2G, il y a 20 ans, le SMS n’est d’abord qu’un service technique, pas du tout destiné aux clients qui s’en sont pourtant emparés et l’ont essaimé.

Appelés minimessages, textos ou SMS, ces messages de 160 caractères ont ensuite connu un bel essor alors même qu’il fallait laborieusement les composer sur le clavier numérique de son téléphone.

L’arrivée des smartphones et de leurs claviers tactiles a encore donné un coup de fouet à cette pratique en la facilitant.

Alors que les Français envoyaient 91 SMS en moyenne par mois en septembre 2009, ils en envoyaient 213 en moyenne en septembre 2012, soit 43,7 milliards pour tous les possesseurs de téléphones métropolitains.

Pour autant, le troisième trimestre de cette année a vu pour la première fois le nombre de SMS baisser de 3,7% d’un trimestre à l’autre, même si ce nombre reste en croissance de 21,4% par rapport à l’année précédente.

« Les SMS étaient utilisés comme un moyen de communication texte, mais les messageries instantanées comme BlackBerry Messenger (BBM) ou Facebook Messenger » qui permettent de chater en direct « s’y substituent de plus en plus », selon Stéphane Dubreuil, analyste Télécoms chez Sia Partners.

Le SMS a dû son succès « à sa redoutable simplicité », mais aujourd’hui il prend un coup de vieux avec l’avènement des « communications unifiées », qui permettent avec une seule et même application de chater, d’envoyer une photo ou encore une vidéo, explique-t-il encore.

Les applications qui permettent d’envoyer des messages et autres données entre smartphones sans passer par l’opérateur explosent, que ce soit les iMessage utilisés par les nombreux utilisateurs d’iPhone ou les 60 millions de possesseurs de BlackBerry qui utilisent BBM.

La célèbre application WhatsApp qui a l’avantage d’être disponible sur quasiment tous les systèmes d’exploitation existants, d’Android (Google) à Windows Phone (Microsoft) en passant par iOS (Apple) et BlackBerry (Rim), revendiquait en août 10 milliards de messages transférés par jour.

« Si les opérateurs avaient inclus les SMS illimités dans toutes leurs offres, WhatsApp n’aurait jamais existé », a clamé le patron de Swisscom, Hans Carsten Schloter, devant les autres opérateurs européens, réunis mi-novembre au sommet de l’Idate à Montpellier.

Pour le directeur produits grand public de SFR, Franck Cadoret, l’argument ne tient pas car la majorité des forfaits offrent les SMS illimités en France, et pourtant les nouveaux services de messageries unifiés ont tout de même du succès.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’enjeu pour les opérateurs.

D’une part, « l’explosion des messageries instantanées fait exploser les volumes de data consommés par les abonnés », ce qui pousse les opérateurs à investir dans les nouveaux réseaux comme la 4G.

D’autre part, ceux-ci essayent d’être présents sur ces marchés en passant des accords avec des services d’appel vidéo comme Tango pour les abonnés 4G de SFR, ou pour Orange en intégrant dès 2013 à ses téléphones une nouvelle norme de communication enrichie appelée « joyn ».

Une stratégie bien comprise par BlackBerry qui a pris le parti de « s’aligner avec les offres des opérateurs pour qu’ils ne voient pas BBM comme un service qui va cannibaliser leur offre, mais qui va l’enrichir », et qui sera un argument de vente, explique David Derrida, directeur produit chez Rim.

 

 

La solution Buyster 1 décembre 2012

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 17 h 42 min

Payer ses achats en ligne avec son téléphone, près de 4.5 millions de français l’ont déjà fait. Mais la solution la plus fréquente (entrer son numéro de compte ou de carte bancaire) est redoutée par beaucoup qui craignent les fraudes. Pour rassurer les utilisateurs potentiels, la société Buyster (dont Bouygues, Télécommande, SFR, et Orange sont les principaux actionnaires) propose une solution alternative et innovante, adaptée aux smartphones, tablette et ordinateurs, ou les informations bancaires ne circulent plus sur la toile. « Plus besoin de sortir sa carte bancaire, le mobile suffit » explique-t-on chez Buyster. Il faut pour cela associer son numéro de mobile à son numéro de carte via le site www.buyster.fr puis choisir un code confidentiel à six chiffres. C’est grâce à ce seul code que la transaction et ensuite réalisée sur le site marchand ou l’achat est effectué. Plus de 350 e-commerçants propose actuellement le paiement via Buyster (une icône jaune apparaît au moment de payer). C’est le cas notamment de Priceminister, Kiabi, Conforama, Aquarelle…

 

 

Le chauffage électrique se trouve sur le grill

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 17 h 09 min

« Une grenade dégoupillée » qui va exploser à la figure des français. C’est par ces termes alarmants que l’UFC-que choisir met en garde contre le chauffage électrique. Pour l’association de consommateurs, c’est l’exemple type d’un mauvais choix pour la planète et pour le porte monnaie. Un sujet d’actualités, puisque le gouvernement ouvre aujourd’hui une conférence sur la transition énergétique à laquelle les représentants des consommateurs déplorent ne pas être associés.

Tout le monde est concerne : le chauffage électrique s’est généralisé en France dans les années 1970, parallèlement au développement du parc nucléaire. Utilise aujourd’hui par 8.3 millions de foyers, il engendre des phénomènes de pics de consommation en soirée lors des hivers rigoureux. Et donc des surcouts : « chaque mégawatt, qui coûte 50€ en temps normal, peut atteindre 3000€ », souligné l’UFC. Et l’association de rappeler qu’un rapport récent du sénat prévoit une hausse du prix de l’électricité de l’ordre de 50% d’ici à 2020. De plus, la loi Nome sur l’énergie devrait imposer une tarification proportionnelle des coûts. Les usagers du chauffage électrique paieront alors au minimum 12% de plus que les autres.

L’association propose d’établir un bonus-malus pour les propriétaires de logements, qui inciterait à effectuer des travaux de rénovation, et une exonération de taxe foncière dans certains cas.

 

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