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Moselle. Un maire prend un arrêté pour interdire… la pluie 28 juin 2013

Classé dans : Insolite... — sophieauquotidien @ 21 h 11 min

Un homme court sous la pluie !

Le maire d’une commune de Moselle a pris un arrêté municipal très insolite pour l’inauguration d’un parc urbain. Pour que cet événement se déroule dans les meilleures conditions possibles, la maire a interdit à la pluie de tomber !

« Pour permettre, dans de bonnes conditions, l’inauguration de l’Aéroparc ainsi que le bon déroulement de la fête de la musique, il est formellement interdit à la pluie de tomber sur ce site jusqu’au 23 juin » a-t-on pu voir écrit sur l’arrêté, le 31 mai dernier. « Cela faisait des semaines que les services techniques de la ville travaillaient à l’inauguration de l’Aéroparc, un grand parc urbain de 43 hectares situés sur un ancien aérodrome » a expliqué le maire de Yutz, Philippe Slendzak.

Toutefois, cet arrêté n’aura pas été respecté bien longtemps puisque dès le deuxième jour de l’inauguration, il pleuvait. « La plupart des gens présents sont venus me dire en riant que la pluie ne m’avait pas écouté » a ironisé le maire.

 

 

Une statue égyptienne se déplace toute seule dans un musée

Classé dans : Insolite... — sophieauquotidien @ 21 h 10 min

La statue égyptienne qui bouge toute seule !

Au Manchester Museum, le musée de l’université de Manchester en Grande-Bretagne, une statue égyptienne tournerait mystérieusement sur elle-même depuis quelques jours.

La statue d’environ 25 centimètres représente un homme nommé Neb-Senu, à l’origine une offrande au Dieu Osiris, le dieu des morts.

Le conservateur du musée Campbell Price affirme que la statuette âgée de 4000 ans et acquise par le musée il y a 80 ans était parfaitement immobile jusqu’ici.

« Un jour, j’ai remarqué qu’elle avait tourné », raconte Campbell Price à NDTV. « J’ai trouvé cela étrange car elle est gardée sous verre et je suis le seul à posséder une clé pour y accéder ».

La première fois qu’il a remarqué ce changement, il s’est simplement demandé qui avait bien pu la déplacer.

« Mais quand je l’ai regardée un autre jour, elle avait encore changé de position. Et un jour plus tard, elle était encore dans une autre position », assure-t-il au journal britannique The Sun.

Friction différentielle
Décidé à résoudre cette énigme, l’homme de 29 ans a remis la statue dans sa position initiale et l’a filmée grâce à une caméra pendant quelques jours. En accélérant les images obtenues, ce dernier a constaté que l’objet se déplaçait… tout seul.

Mais pour le physicien Brian Cox, cette histoire pourrait avoir une explication très simple.

« Il a suggéré que les deux surfaces, la serpentine qui compose la statuette et le socle en verre où elle repose, entraînent une vibration subtile qui, au final, fait tourner l’objet », explique Price au Daily Mail.

En effet, la vidéo montre la statuette bouger uniquement dans la journée, ce qui validerait l’énigme. Les visiteurs traversent le musée, faisant légèrement trembler le sol.

Mais le conservateur, pas totalement convaincu par l’explication, rappelle que la statue est exposée depuis 80 ans et que jusqu’ici, elle n’avait pas bougé.

 

 

Etats-Unis. Naissance d’une tortue… à deux têtes

Classé dans : Insolite... — sophieauquotidien @ 21 h 07 min

Thelma et Louise, une tortue à deux têtes

Le 18 juin dernier, une tortue pas comme les autres a vu le jour dans le zoo de San Antonio, au Texas. En effet, cette tortue possède les mêmes caractéristiques que ses homologues : quatre pattes, une carapace… A un détail près : elle a deux têtes ! L’animal, une femelle, a été baptisé Louise et Thelma. Il s’agirait en fait de deux tortues siamoises pour lesquelles la séparation de l’œuf n’aurait pas eu lieu.

Dédoublement de la personnalité

La tortue souffrirait cependant d’un dédoublement de la personnalité selon le responsable des reptiles du Friedrich Aquarium qui a expliqué aux journalistes de France Télévisions que « la partie droite regardait avec curiosité autour d’elle tandis que la partie gauche essayait de me mordre ». Ainsi, selon l’expert, la partie gauche dominerait sur la partie droite.

Malgré son jeune âge et sa maladie, la petite bête est capable de marcher, de nager et pourrait même avoir une espérance de vie relativement normale.

 

 

Le chaton «Cambouis» survit 200 km dans le moteur d’une voiture

Classé dans : Insolite... — sophieauquotidien @ 21 h 05 min

Lundi dernier, une conductrice de 18 ans a découvert « un passager clandestin très particulier » dans le moteur de sa voiture. La jeune fille, qui habite à Rennes, a expliqué au quotidien Ouest France qu’elle avait pris sa voiture pour rejoindre Caen, où vivent ses parents : « Au moment de monter en voiture, j’ai entendu un miaulement. J’ai regardé sous la voiture. Rien. J’ai alors démarré et pris la direction du Calvados. ».

« Un petit chaton recouvert de graisse et de suie »
Mais une fois arrivée dans sa famille, lorsqu’elle est descendue de la voiture, Eugénie a de nouveau entendu miauler : « J’ai regardé sous la voiture et découvert un petit chaton qui était recouvert de graisse et de suie » a-t-elle expliqué au journal.

Le chaton appartenait en fait à sa patronne, qu’elle venait de quitter quelques heures plus tôt à Rennes. Selon les vétérinaires, ce petit minou est un vrai « miraculé ». La jeune femme a finalement décidé de le garder et a choisi de l’appeler « Cambouis ».

 

 

Clafoutis a la groseille

Classé dans : Miam Miam — sophieauquotidien @ 20 h 51 min

4 personnes

450 à 500 g de groseilles
Beurre + sucre pour le moule
La pâte :
100 g de farine
4 œufs
30 cl de lait
3 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse
3 cuillères à soupe de sucre semoule
1 pincée de sel.

Versez tous les ingrédients de la pâte dans le bol d’un mixer et mélangez bien afin d’obtenir une pâte bien homogène.
Beurrez et sucrez un moule ou 4 moules individuels. Versez la pâte et répartissez-y les groseilles. Enfournez 30 à 40 min dans un four préchauffé à 180 °C. Laissez refroidir avant de déguster.

 

 

Les 5 bienfaits du chocolat 23 juin 2013

Classé dans : Les Bienfaits... — sophieauquotidien @ 19 h 28 min

Le chocolat a un effet anti-fatigue et anti-déprime. Alors, n’hésitez plus à craquer pour un carré de chocolat noir, c’est bon pour le moral et pour le corps en général.

Le chocolat est anti-stress
Les chocolats noir et au lait renferment respectivement 112 mg et 60 mg de magnésium pour 100 g.
Pour lutter contre le stress et l’anxiété, rien de mieux que d’augmenter sa consommation en magnésium. De multiples études confirment que ce minéral est un élément majeur de la prévention des conséquences négatives du stress, et qu’il est capable de réduire fortement les taux de cortisol plasmatique dans le sang.
Un déficit de magnésium entraîne une baisse d’énergie. Ce manque peut être ressenti de différentes façons : sensation d’épuisement, fatigue chronique, fatigabilité à l’effort… Le manque d’énergie a très souvent des conséquences psychologiques car il est anxiogène. Quand on se sent en forme, on a plus confiance en soi et si des problèmes surgissent on dispose de l’énergie nécessaire pour y faire face.
Différentes études ont montré qu’une alimentation enrichie en magnésium réduit les risques de survenue d’un infarctus du myocarde ou d’un AVC, permet d’abaisser la pression artérielle et diminue la probabilité de souffrir d’un diabète de type 2.
De plus, une alimentation riche en magnésium pourrait avoir un effet positif sur la prévention et l’évolution de l’ostéoporose chez la femme ménopausée.

Le chocolat est bon pour le cholestérol
Le sang transporte le cholestérol dans les vaisseaux sanguins. Ce sont les protéines qui permettent de réaliser cette opération. Certaines d’entre elles amènent le cholestérol jusqu’au foie où il est utilisé pour la digestion: c’est le bon cholestérol. D’autres protéines mal programmées ont tendance à laisser le cholestérol de côté : c’est le mauvais cholestérol qui peut boucher des artères.
Le chocolat et le cacao peuvent protéger l’organisme contre le mauvais cholestérol. Grâce à leurs flavonoïdes possédant des propriétés antioxydantes, ils diminuent la concentration de mauvais cholestérol et favorisent la production de bon cholestérol. La vitamine B3 contenue dans le chocolat permet également de réduire l’encrassement des artères.
Sommaire

Le chocolat est un excellent antioxydant
L’oxygène que nous respirons permet de faire fonctionner nos organes mais entraîne simultanément la production d’un grand nombre de radicaux libres qui attaquent les structures de l’organisme. Le cacao contient un grand nombre de substances antioxydantes qui piègent ou neutralisent les radicaux libres responsables de l’oxydation.
La capacité antioxydante du cacao serait 4 à 5 fois plus élevée que celle du thé noir, 2 à 3 fois plus élevée que celle du thé vert et du vin. Ce sont les flavonoïdes et les minéraux (zinc, manganèse, cuivre) contenus dans la cacao qui sont particulièrement actifs.

Le chocolat est bon pendant la grossesse
Le chocolat protègerait les femmes lors de la grossesse, d’après une étude parue dans la revue Epidemiology. Manger quotidiennement du bon chocolat noir réduirait ainsi de 69% les risques de développer une prééclampsie, complication liée à l’hypertension artérielle.
L’étude, effectuée par des chercheurs de l’Université de Yale, a porté sur une cohorte de 2.291 femmes enceintes, entre 1996 et 2000. Les scientifiques ont estimé leur consommation de chocolat en mesurant notamment le taux de théobromine dans le cordon ombilical. Ce composant du cacao est particulièrement présent dans le chocolat noir. D’après les conclusions du rapport, la concentration de théobromine est associée à un risque moindre de prééclampsie.

Le chocolat diminue la tension artérielle
Consommer 6 grammes de chocolat noir par jour, soit environ deux carrés, entraînerait une baisse de la tension artérielle, d’après une récente étude allemande, publiée dans la revue Jama.
D’après les résultats obtenus, une telle consommation ferait baisser la pression systolique (le premier chiffre) de trois points et la pression diastolique (le second chiffre) de deux points en moyenne. Par exemple, une tension artérielle de 140/90 (14/9 dans le langage courant), descendrait à 137/88.
L’étude a été réalisée à l’hôpital de Cologne, en Allemagne, auprès de 44 adultes âgés de 56 à 73 ans, et dont la tension moyenne était de 147/86. Les personnes de ce groupe ayant suivi un régime de 18 semaines, à raison de 6 grammes de chocolat noir par jour, ont vu leur tension baisser considérablement. Leur propension à l’hypertension est passée de 86% à 68%. Cela n’a pas été le cas pour le groupe « témoin », à qui on a proposé un chocolat blanc, sans polyphénols.
Selon les auteurs de l’étude, cet effet du chocolat noir serait lié à la f orte présence de l’antioxydant polyphénol dans le chocolat noir.

 

 

Le programme Erasmus va être en partie financé par des prêts étudiants

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 19 h 09 min

LE MONDE Isabelle Rey-Lefebvre21.06.2013 à 09:08
Tandis que le Conseil européen, sous présidence irlandaise, met la dernière main à son budget 2014-2020, les négociations achoppent sur un point mineur en apparence, mais symbolique : la création de prêts garantis par l’Europe pour financer les séjours d’étudiants à l’étranger. Certains craignent que de tels prêts menacent le système des bourses Erasmus, devenu un emblème de l’Europe universitaire.

Le programme permet chaque année à 230 000 jeunes de passer, grâce à de modestes bourses d’appoint, quelques mois dans l’un des 33 pays adhérents (les 27 Etats de l’Union européenne, la Suisse, la Norvège, l’Islande, le Lichtenstein, la Croatie et la Turquie).

Pour parvenir, d’ici à 2020, à l’objectif de 20 % d’étudiants voyageurs, contre 1,5 % aujourd’hui, l’Europe va modifier son système de financement. Et privilégier, face à l’assèchement des finances publiques, un système de prêts garantis. Le dispositif s’adresserait aux étudiants en master, qui pourraient emprunter jusqu’à 12 000 euros pour un an et 18 000 euros pour deux ans.

Le principe du prêt est acquis. Tout le débat porte sur l’ampleur du fonds de garantie, nécessairement prélevé sur des budgets existants : « Il existe un risque réel de voir ce mécanisme remplacer les systèmes de bourses dans certains Etats, comme en France, ou de déstabiliser des systèmes de garantie efficaces déjà mis en place dans d’autres, comme au Danemark ou en Finlande », alerte un groupe de députés européens socialistes et écologistes.

MINORITÉ DE BLOCAGE

La France, par la voix de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, entend limiter au maximum le recours aux prêts. Paris cantonnerait le dispositif à une expérimentation évaluée à mi-parcours, en 2017, et souhaite que le système n’entame pas de plus de 2 % l’enveloppe consacrée à Erasmus. Les Etats plus enthousiastes souhaitent aller jusqu’à 4,6 %.

Mercredi 19 juin, une position majoritaire a été dégagée en faveur d’un taux de 3,5 %, lors de négociations préalables au vote en conseil des ministres européens, prévu le 26 juin. Une minorité de blocage, animée par la France et des pays d’Europe du Nord, continue toutefois de s’y opposer.

Pour ces gouvernements, endetter les étudiants est néfaste à la démocratisation de l’enseignement supérieur. Erasmus est en outre, depuis sa création en 1987, un enjeu de la construction européenne : le programme fonctionne et fait aimer l’Europe. D’autres pays, en Asie notamment, veulent d’ailleurs s’en inspirer.

Le système ne profite pourtant aujourd’hui qu’à 1,5 % des étudiants d’Europe, en raison notamment de la modestie des bourses. Pour les 33 000 jeunes français qui en bénéficient, une bourse s’élève à 165 euros par mois pour un étudiant, 349 euros pour un stagiaire. Les universités, les Crous, les collectivités locales, mais surtout les familles complètent souvent ce budget. « La démocratisation de la mobilité européenne passe d’abord par une augmentation du montant unitaire des aides, pour encourager les jeunes issus des familles modestes à en bénéficier, rappelait Geneviève Fioraso, en novembre dernier, devant la commissaire européenne pour l’éducation, Androulla Vassiliou, et la solution des prêts n’est qu’un palliatif, insatisfaisant au plan démocratique. »

DISTRIBUTION CENTRALISÉE

Démocratiser Erasmus implique de trouver de nouveaux financements, d’autant plus que le budget européen va baisser dans les années à venir. Fin 2012, Alain Lamassoure, député européen (UMP-PPE), tirait la sonnette d’alarme sur le financement des bourses Erasmus, auquel manquaient 6 milliards d’euros pour boucler l’année 2012-2013, contraignant les Etats membres à avancer l’argent.

Tandis qu’Erasmus devrait concerner 5 millions de personnes entre 2014 et 2020, l’Union européenne envisage d’accorder 330 000 de ces nouveaux prêts, et d’y consacrer, en sept ans, 881 millions d’euros. Bruxelles s’occupera de leur distribution de manière centralisée, par l’intermédiaire d’un organisme financier choisi sur appel d’offres. Ils seront accordés sans caution parentale, à des taux inférieurs à ceux du marché, et remboursables après le retour au pays et un délai de carence d’un ou deux ans.

L’autre piste d’économie possible, pour la Commission, est la baisse de 30 % des frais de gestion grâce à la simplification du dispositif.

 

 

Avons-nous bien conscience de la révolution robotique en cours ? 22 juin 2013

Classé dans : REVUE DE PRESSE — sophieauquotidien @ 16 h 10 min

Confronté au vieillissement inexorable de sa population et à une pénurie de main-d’œuvre croissante, le Japon est en train de basculer dans l’ère de la robotique polyvalente.

En 2012, il n’y a eu qu’un million de naissances au Japon, pour 1,2 million de décès et selon les prévisions du gouvernement, la population du Japon devrait descendre à 87 millions d’habitants en 2060, contre 128 millions aujourd’hui. .

La population japonaise est la plus âgée du monde. 23 % des Japonais ont plus de 65 ans (29 millions d’habitants) et cette proportion devrait monter à 42 % en 2060. A cet horizon, le Japon comptera plus de 9 millions d’octogénaires et au moins 300 000 centenaires, contre 45 000 aujourd’hui.

La population active de l’archipel suivra ce déclin démographique et devrait passer de 66 à 40 millions de personnes d’ici 2060 !

Quant au ratio de dépendance, il sera à cette échéance de 2060 d’une personne à charge pour un travailleur et devrait être dès 2025 de deux personnes à charge pour trois travailleurs.

Dans un tel contexte démographique, on comprend mieux que le Japon mise sur l’emploi généralisé des robots dans tous les secteurs d’activités économiques et sociaux.

L’industriel nippon Glory, spécialisé dans le traitement de la monnaie, a fait depuis trois ans le pari de la robotique intelligente dans une de ses usines. Avec l’aide de Kawada Industries, Glory a conçu un nouveau type de robot polyvalent, baptisé NextAge. En 2010, il n’y avait qu’un seul robot androïde dans les ateliers de Glory mais à présent cette usine en compte treize.

Contrairement aux robots de la génération précédente, NextAge a été conçu pour s’intégrer dans un environnement humain.

Ces robots sont capables d’effectuer une douzaine de tâches différentes et savent également choisir les outils spécifiques correspondant au travail à accomplir. Lorsqu’il a terminé l’assemblage de sa pièce, le robot la transmet à son voisin puis, comme le ferait un ouvrier humain, il remet de l’ordre sur son poste de travail et range les composants et les pièces dont il se sert.

Selon le directeur de cette usine-pilote, Katsuhiko Maruo, ces robots peuvent déjà atteindre 80 % de la productivité d’un travailleur humain.

L’industriel japonais précise que chaque robot représente un investissement de 60 000 €, ce qui correspond au montant d’un an de salaire et de charges sociales d’un ouvrier.

Compte tenu du cadre fiscal japonais qui favorise les amortissements rapides dans le domaine de la robotique, Glory compte rentabiliser l’ensemble de ses robots en à peine deux ans. Ensuite, comme le souligne non sans fierté le directeur de l’usine, « Chacun de nos robots ne nous coûtera, hors frais de maintenance, qu’une quinzaine d’euros d’électricité par mois et surtout nos androïdes pourront travailler 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ».

Néanmoins, cet industriel, qui connaît une forte croissance de son activité et de ses bénéfices, n’a pas réduit le nombre de ses employés – 320 à ce jour- car il considère que les ouvriers humains et les ouvriers robots sont complémentaires et que cette coopération améliore à la fois la productivité pour l’usine, la qualité des produits fabriqués et l’intérêt du travail pour les salariés

Mais au Japon, les robots n’envahissent pas seulement les usines, ils sont également de plus en plus présents dans l’immense secteur économique et social des services à la personne et notamment dans les établissements de santé.

Dernier exemple en date, le robot d’assistance médicale Riba. Ce robot-infirmier, dont la première version a été dévoilée en 2009, est le fruit d’une coopération entre le groupe Tokai Ruber et l’Institut de recherche public sur la santé.

Depuis cinq ans, ce robot n’a cessé d’être amélioré et il peut à présent soulever sans difficulté des malades pesant 80 kg.

Cet infirmier d’un nouveau genre fera son entrée dans les établissements de retraite japonais à partir de 2015 et devrait permettre de pallier en partie la pénurie croissante de personnel qualifié. Il manque en effet 700 000 aides-soignants et infirmiers au Japon et dans 10 ans, c’est plus d’un million et demi d’agents et d’employés qui feront défaut au système de santé japonais.

Bien conscient de ce déclin démographique et du vieillissement accéléré de sa population, le gouvernement nippon est bien décidé à faire de la robotique d’assistance médicale un des nouveaux moteurs de sa croissance industrielle économique.

Le gouvernement japonais veut à la fois conforter la suprématie mondiale du Japon dans le domaine de la robotique avancée et répondre aux besoins médico-sociaux de sa population vieillissante. La recherche publique japonaise va donc continuer à investir massivement dans la robotique de services à la personne.

Mais le Japon ne doit pas seulement faire diminuer rapidement le prix unitaire de ces robots polyvalents nouvelle génération, condition indispensable à leur large diffusion dans la population, il veut également que ce type de robot soit entièrement pris en charge par le système de protection sociale japonais, afin d’inciter tous les acteurs du système de santé, médecins, hôpitaux, cliniques, maisons de retraite, à s’équiper massivement de ces nouveaux « auxiliaires » robotiques.

D’ici une vingtaine d’années, le marché de ces robots d’assistance médicale pourrait dépasser les 3 milliards d’euros selon le gouvernement japonais et les géants industriels nippons, forts de leur avance technologique, pourront alors s’imposer chez leurs voisins asiatiques touchés, eux aussi, par le vieillissement démographique, à commencer par la Chine.

Aux Etats-Unis, les robots d’assistance médicale font également une entrée remarquée dans les hôpitaux : En Californie, plusieurs établissements de santé viennent ainsi de se doter d’un nouveau type d’employé cybernétique, le robot RP-VITA. (Assistant télémédical autonome en présence virtuelle télécommandée)

Ce robot humanoïde est muni d’un écran et doté de capteurs et de caméras qui lui permettent de se déplacer de façon autonome dans l’hôpital. Il peut également assurer une fonction très utile de dialogue et d’interface entre les patients et le médecin ou entre le médecin et le personnel soignant (CNET).

Les robots font également leur apparition dans des domaines d’activité plus inattendus. En France, un pharmacien, Pierre Chiarelli et un ingénieur, Jean-Noël Sallembien, ont mis au point, après plusieurs années de travail, le premier comptoir pharmaceutique robotisé du monde.

Baptisé Sellen, ce système robotique très innovant, qui équipe déjà une dizaine de pharmacies en France, peut non seulement reconnaître, trier, classer et ranger les différentes boîtes de médicaments mais il effectue toutes ces tâches plus rapidement et avec un plus faible taux d’erreur que le pharmacien humain. Ainsi libéré, le pharmacien peut consacrer plus de temps à son travail de conseil auprès des clients.

Les robots peuvent aussi être utilisés pour améliorer la prise en charge de pathologies psychiatriques lourdes.

Aux États-Unis par exemple, des chercheurs de l’Université de Vanderbilt (Tennessee) ont développé en coopération avec la firme française Aldebaran Robotic, un petit robot humanoïde baptisé NAO qui est destiné à aider les enfants autistes à améliorer leur communication et leurs relations sociales. .

NAO a été spécialement conçu pour pouvoir manifester toute une gamme de sentiments et d’émotions et permettre aux enfants autistes de sortir de leur isolement affectif et émotionnel.

Expérimenté pendant plusieurs mois dans une école maternelle anglaise, NAO semble avoir séduit les enfants et a permis de réelles innovations pédagogiques ainsi qu’une meilleure prise en charge des enfants autistes. Mais un robot comme NAO pourrait également avoir de multiples applications dans différents domaines et notamment dans l’aide aux personnes âgées.

Déjà, ce petit robot humanoïde autonome programmable de 57 cm de haut, doté de deux caméras, de quatre microphones, d’un système de communication et d’une multitude de capteurs, est présent dans plus de 200 établissements d’enseignement à travers le monde.

NAO, en raison de sa polyvalence et de sa souplesse de programmation, est d’ailleurs devenu le robot humanoïde le plus vendu au monde.

Autre exemple du développement de la robotique en France, la jeune société Cybedroïd, implantée à Limoges, qui a conçu Ariell, un robot humanoïde de 1,40 m de hauteur.

Ce robot, qui en est encore au stade de prototype, est clairement destiné à un large usage familial. Polyvalent, Ariell est doté d’un système de reconnaissance vocale et pourrait devenir un « employé de maison » indispensable dans les années à venir.

Il peut en effet effectuer de nombreuses tâches : raconter des histoires aux enfants, surveiller la maison ou encore s’occuper des personnes en perte d’autonomie.

Dans ce foisonnement d’innovations robotiques, il faut également évoquer « The Robot Studio », qui a conçu un surprenant robot reproduisant avec une fidélité époustouflante la mécanique et les articulations du corps humain. La conception de cet androïde s’est effectuée dans le cadre du programme de recherche européen Eccerobot qui devrait permettre des avancées décisives dans « l’humanisation « des déplacements et de la gestuelle des robots.

L’un des grands enjeux technologiques actuels de la robotique est de conférer aux robots une meilleure capacité de reconnaissance et de compréhension des objets dans leur contexte afin qu’ils puissent adapter leur comportement et leurs actions de la manière la plus judicieuse, en fonction des objets rencontrés.

Aux États-Unis, des chercheurs de l’Université Carnegie Mellon sont parvenus, dans le cadre d’un projet de recherche baptisé Lifelong Robotic Object Discovery (LROD), à faire reconnaître et identifier par un robot plus d’une centaine d’objets différents, grâce à une combinaison logicielle plus intelligente de plusieurs types de caméras et de capteurs.

Dans cette approche interactive, les scientifiques ont doté le robot HERB (Home-Exploring Robot Butler) d’un nouveau type de programme qui lui permet de découvrir de sa propre initiative les différents types d’objets qui constituent son environnement.

Les performances de ce robot HERB ont d’ailleurs dépassé les espérances des chercheurs quand ceux-ci se sont aperçus que ce robot avait pris seule la décision de numériser, à l’aide de son scanner 3D, un sac contenant des restes alimentaires qui avaient été oubliés dans les laboratoires. Ils ont également constaté que le robot, poursuivant sa démarche heuristique, avait ensuite élaboré l’enchaînement de mouvements qui lui semblait le plus efficace pour ramasser ce sac !

Les enjeux de ces recherches sont capitaux car demain, les robots familiaux et domestiques qui nous assisteront dans nos tâches quotidiennes devront être capables d’identifier et de manipuler très rapidement et de manière autonome, pour des raisons de sécurité évidentes (même s’ils disposeront d’un système d’aide à l’identification en ligne grâce à l’Internet des objets), des centaines de types d’objets différents.

Cette nouvelle génération de robots autonomes, polyvalents et plus intelligents est également en train de conquérir les usines. Aux États-Unis, la firme Rething Robotics, installée à Boston, s’apprête à mettre sur le marché son robot Baxter qui constitue un véritable saut en matière d’intelligence artificielle.

Contrairement à ses congénères, Baxter peut être opérationnel sans qu’il y ait besoin d’effectuer une programmation complexe de son travail. Il suffit en effet que son « tuteur » humain indique à Baxter, grâce à une interface graphique, les tâches et les gestes que celui-ci doit effectuer !

Ce robot, qui coûte environ 18 000 € dans sa version de base, est équipé de plusieurs caméras et de deux bras possédant 7 degrés de liberté.

Ce type de robot, d’un usage simple et intuitif, devrait rapidement s’imposer dans les usines et pourrait permettre aux économies développées, en association avec d’autres innovations technologiques comme les imprimantes 3D dont nous avons récemment parlé, de retrouver un avantage compétitif décisif et inciter les industriels à relocaliser une grande partie de leurs productions sur leur territoire.

Il est d’ailleurs frappant que, dans sa dernière grande étude prospective intitulée « Les technologies de rupture qui vont transformer la vie et l’économie » (McKinsey), le cabinet Mc Kinsey place la robotique avancée (derrière l’Internet mobile, l’automatisation de la connaissance, l’Internet des objets et les réseaux en nuage), en cinquième position des 12 technologies qui vont transformer nos sociétés et nos économies à l’horizon 2025.

Le marché mondial de la robotique qui était d’environ 11 milliards de dollars en 2005 devrait atteindre les 30 milliards de dollars en 2015 et les 65 milliards de dollars à l’horizon 2025, selon la Japan Robotics Association.

La Fédération Internationale de la Robotique estime pour sa part que la seule robotique de services et de loisirs pourrait représenter un marché mondial de plus de 100 milliards de dollars en 2020, contre 20 milliards en 2012.

Mais la robotique est également en train de pénétrer des secteurs beaucoup plus traditionnels, comme l’agriculture qui cherche de nouveaux outils innovants pour améliorer sa productivité.

Aux États-Unis, un entomologiste, David Dorhout, a développé un nouveau type de robot autonome destiné à améliorer le rendement des terres agricoles, un impératif si l’on veut parvenir à augmenter de 70 % la production agricole d’ici 2050 pour nourrir la population mondiale. Ce scientifique a conçu un étonnant réseau de robots, baptisé Prospero. Comme les insectes, ces machines agissent toujours en coopération et communiquent entre elles en permanence sur différents modes.

Elles sont également dotées d’une certaine capacité d’autonomie, ce qui donne à l’ensemble du système une grande souplesse et une grande efficacité. Ces robots semeurs savent analyser la nature et la composition du sol avant de planter leurs graines et savent également calculer, en intégrant en temps réel un grand nombre de paramètres environnementaux et physiques, la quantité de semences à planter sur une surface agricole donnée.

David Dorhout ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin et travaille à présent sur un autre type de robot destiné à entretenir et récolter les cultures. À terme, ce chercheur visionnaire est persuadé que l’assistance robotique s’imposera à l’ensemble de la chaîne de production agricole, ce qui n’enlèvera rien, bien au contraire, à l’intérêt du métier d’agriculteur qui devra définir une stratégie de production et coordonner ces différents outils technologiques.

On le voit, d’ici 10 ans, tous les secteurs d’activités économiques, production industrielle, agriculture, éducation, santé, services variés, seront massivement impactés par l’arrivée de nombreux robots de nouvelle génération qui, sans être « intelligents », n’en seront pas moins remarquablement polyvalents, souples, autonomes et évolutifs.

L’étude récente de Mc Kinsey sur les 12 technologies de rupture, étude que je viens de citer il y a quelques instants, estime d’ailleurs que le potentiel économique de la « robotique avancée » se situera dans une fourchette allant de 1 700 à 4 500 milliards de dollars à l’horizon 2025, et représentera alors un moteur de création de valeur et de richesse aussi important que ceux des biotechnologies et de l’énergie réunis ! (Business Insider)

Quant à la question de savoir si les robots ne deviendront pas un jour aussi intelligents que l’homme, elle reste ouverte et dépend largement de la conception que nous nous faisons de l’intelligence.

Si nous admettons une définition « utilitariste » de l’intelligence, définie comme un ensemble d’aptitudes logiques permettant d’agir de manière heuristique dans un environnement complexe et non prévisible, alors nous pouvons effectivement considérer, comme le futurologue américain Ray Kurzweil, que les robots pourraient devenir intelligents dès 2035, en extrapolant la courbe de miniaturisation des puces électroniques et celle de l’augmentation de la puissance informatique « embarquée » dont disposeront les robots dans 20 ans.

Mais si nous considérons, comme un grand nombre de philosophes mais également de cogniticiens, que l’intelligence humaine est inséparable de la conscience réflexive et de la dimension émotionnelle et affective qui nous habitent, il y a peu de risques ou, peu de chances que les robots puissent devenir réellement intelligents avant longtemps.

Il n’en reste pas moins vrai que le développement rapide de cette « robotique avancée » au cours des prochaines années va poser des questions politiques et éthiques au moins aussi importantes que celles soulevées par les avancées des sciences de la vie.

On assiste d’ailleurs déjà aux États-Unis à un débat, dans les cercles intellectuels et juridiques, dont l’objet est de savoir s’il convient d’accorder certains « droits » aux robots et qui vise également à déterminer le niveau de « responsabilité » juridique personnelle de ces androïdes en cas de dysfonctionnement ou de dommages causés à l’être humain. Nous devrions également en Europe et en France commencer à réfléchir sérieusement sur ces questions.

 

 

… »Faire du tintamarre » ?

Classé dans : Pourquoi dit'on ? — sophieauquotidien @ 16 h 02 min

Lorsque plusieurs personnes font beaucoup de bruit, on peut dire familièrement qu’elles «font du tinta- marre». Cette expression vient de la chasse aux pigeons, très fréquente sous l’Ancien Régime. Selon Delphine Gaston, dans Nos 500 expressions populaires préférées (éd. Larousse), les participants se munissaient d’objets (casseroles, tam- bours…) afin de «faire du tintamarre» en tapant dessus et d’effrayer les volatiles. Au Moyen Age, le tintamarre est issu de la contraction des trois mots «tinte ta marre», où «tinte» vient du verbe «tin- ter» et «marre» était synonyme de «pelle». Les agriculteurs, qui travaillaient dans les champs, avaient pour habitude de tinter leur marre, c’est-à-dire de taper ensemble sur leur outil pour donner le signal de la fin de leur journé

 

 

Artichauts poivrade sautés aux échalotes

Classé dans : Miam Miam — sophieauquotidien @ 15 h 55 min

4 pers.

4 à 6 artichauts poivrade bien frais
2 échalotes (ciselées)
1 citron
Huile d’olive
1 brin de thym frais
100 g de parmesan
1 bouquet de persil plat

Éliminez les grosses feuilles (dures) des artichauts. Coupez légèrement les sommets, laissez 3 à 4 cm de tiges et pelez-les à l’aide d’un économe. Plongez-les au fur et à mesure dans de l’eau froide citronnée afin d’éviter l’oxydation. Puis coupez-les en quartiers.

Faites chauffer un trait d’huile d’olive dans une poêle. Ajoutez les artichauts et faites-les légèrement colorer sur un feu moyen. Ajoutez le brin de thym, les échalotes et faites-les suer sans coloration. Laissez cuire 3 à 5 min. Salez, poivrez. Débarrassez-les dans un plat, ajoutez un filet d’huile d’olive, parsemez-les de persil haché et de copeaux de parmesan. Dégustez tiède ou froid.

 

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